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La durée du travail portée jusque 60 heures par semaine dans certains secteurs

 

La durée du travail portée jusque 60 heures par semaine dans certains secteurs

Par AFP  |  24/03/2020, 18:08  |  287  mots

Il y aura paiement en « heures supplémentaires » et respect du « temps de repos légal », a bien pris soin de préciser l’entourage de la ministre. (Crédits : Reuters) Ces dérogations pourront s’appliquer par exemple dans « l’énergie », « les télécoms », « la logistique », « les transports » ou encore « l’agroalimentaire », a précisé l’entourage de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud,

Le gouvernement va permettre de déroger à la durée du travail dans certains secteurs jusque 60 heures sur une semaine, contre 48 heures actuellement, et 46 heures contre 44 heures en moyenne sur une période de 12 semaines, a indiqué ce mardi le ministère du Travail.

Ces dérogations, dont le principe avait été annoncé le week-end dernier par le ministre de l’Économie, pourront s’appliquer par exemple dans « l’énergie », « les télécoms », « la logistique », « les transports » ou encore « l’agroalimentaire », a précisé l’entourage de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud,

Actuellement, la durée de travail effectif hebdomadaire ne doit pas dépasser les deux limites suivantes: « 48 heures sur une même semaine et 44 heures par semaine en moyenne sur une période de 12 semaines consécutives ».

Situation exceptionnelle

Le gouvernement prendra soit « un décret » soit « un arrêté » pour changer ces deux limites et permettre des dérogations « pour une durée limitée et dans des secteurs limités » pour faire face à la situation exceptionnelle que connaît le pays.

Il y aura paiement en « heures supplémentaires » et respect du « temps de repos légal », a bien pris soin de préciser l’entourage de la ministre.

Le travail dominical pourra aussi être étendu et le repos compensateur entre deux périodes de travail passer de 11 à 9 heures, et cela « en fonction des secteurs ».

L’entourage de Muriel Pénicaud a par ailleurs indiqué que le gouvernement allait annoncer rapidement des « incitations » pour le secteur agricole, qui va se trouver confronté à une pénurie de main-d’œuvre pour la récolte des fraises et des asperges. « Il va y avoir dix fois moins de travailleurs détachés qu’habituellement », a-t-on précisé au ministère.

Les prêts garantis par l’État pour la trésorerie des entreprises pendant le #COVIDー19

Ministre de l’Économie et des Finances

Les prêts garantis par l’État pour la trésorerie des entreprises pendant le COVIDー19 commenceront à être accordés par les réseaux bancaires dès mercredi. Ces prêts peuvent atteindre 25% du chiffre d’affaires annuel. Toutes les entreprises, quels que soit leur taille ou leurs statuts juridiques peuvent en bénéficier : sociétés, commerçants, artisans, exploitants agricoles, professions libérales, micro-entrepreneurs, associations et fondations ayant une activité économique. Voici comment ⤵️ Cc Bpifrance ; FBF Pour plus d’informations ➡️ https://bit.ly/2Jcgbr4

https://www.linkedin.com/posts/brunolemaire_coronavirus-comment-obtenir-un-pr%C3%AAt-garanti-ugcPost-6648159038003531776–fJW

pacte pme

https://www.linkedin.com/posts/fran%C3%A7ois-perret-25637250_pacte-pme-met-tout-en-oeuvre-pour-mobiliser-activity-6648183082023292928-GIeq

Pacte PME met tout en œuvre pour mobiliser les grands groupes dans le règlement de leurs achats en direction des PME. C’est une question de survie de nos entreprises de moins de 250 salariés. Nous soutenons l’initiative du gouvernement et de la Banque de France de mettre en place une cellule de crise et de surveillance du crédit inter-entreprises.

Voir notre communiqué de presse de ce jour.

Covid-19 : PME-TPE-Artisans, l’OPPBTP vous propose un mode d’emploi pour vous organiser si vous devez maintenir votre activité
Mise à jour le 20/03/2020 16:45

Si vous devez maintenir votre activité dans le contexte de la pandémie de Covid-19, l’OPPBTP vous propose un document d’aide pour établir votre plan de continuité d’activité (PCA), dans le respect de toutes les mesures barrières nécessaires à la préservation de la santé et de la sécurité de vos salariés.

Consultation d'un plan sur un chantier

 

Si votre activité est maintenue, par exemple pour des interventions d’urgence, de maintenance ou de dépannage pour des activités essentielles (hôpitaux, réseaux, etc.), l’OPPBTP met à disposition une aide à l’établissement du plan de continuité des activités (PCA) afin de faciliter votre organisation dans ces conditions exceptionnelles.

Spécialement élaboré pour les PME, TPE et entreprises artisanales, le document pratique vous guide à chaque étape clé :

  • Organiser le maintien de vos activités essentielles de gestion (votre plan de continuité des activités-PCA),
  • Principales dispositions à respecter pour assurer la continuité des chantiers urgents ou de dépannages,
  • Anticiper un arrêt de vos chantiers et prévoir les tâches essentielles qui doivent être maintenues,
  • Assurer une reprise partielle en période de confinement,
  • Anticiper la reprise de votre activité pour pouvoir redémarrer rapidement.

Télécharger « Mon plan de continuité des activités – Sécurité-prévention des salariés »

Cet outil vous accompagne également dans la mise en pratique des gestes barrière indispensables pour protéger la santé et la sécurité des compagnons sur vos chantiers. Si les conditions de prévention ne sont pas remplies, l’OPPBTP recommande l’arrêt de chantier. Priorité à la protection de vos salariés .

L’OPPBTP est présent pour répondre à vos questions grâce au  service PréventionBTP En Direct.fr .
Vous pouvez entrer en contact avec un conseiller en prévention par chat, par téléphone ou par e-mail. Les conseillers de l’agence PréventionBTP En Direct sont disponibles du lundi au vendredi de 8 h à 18 h.

Nous mettrons à jour nos informations au regard de l’évolution de la situation.

« Non, les chantiers ne vont pas pouvoir redémarrer », prévient Jacques Chanut (FFB)

FFB 23.03.2020

« Non, les chantiers ne vont pas pouvoir redémarrer », prévient Jacques Chanut (FFB)

23/03/2020 à 08h31 Mis à jour le 23/03/2020 à 09h36

 

Malgré un accord entre le gouvernement et le secteur du bâtiment, les conditions de protection des salariés pour une reprise du travail ne sont pas réunies, estime le président de la Fédération française du bâtiment sur BFM Business.

Les fédérations du bâtiment et les ministres du gouvernement, qui s’étaient invectivés par médias interposés ont trouvé samedi un accord pour maintenir au maximum l’activité sur les chantiers.

Mais pour Jacques Chanut, président de la FFB (Fédération française du bâtiment), l’activité ne reprendra pas de sitôt. « Non, les chantiers ne vont pas pouvoir redémarrer », affirme-t-il sur BFM Business ce lundi.

Le responsable dénonce d’abord la situation « explosive » due aux déclarations du gouvernement (le secteur avait été accusé de « défaitisme » par la ministre du Travail Murielle Pénicaud) qui ont suscité « l’amertume » des professionnels. Jacques Chanut s’en prend également au blocage par l’administration des inscriptions au chômage partiel de salariés du secteur, une situation aujourd’hui corrigée grâce à l’accord.

Claquement de doigts

 

Mais pour Jacques Chanut, les conditions de protection des salariés ne sont pas encore remplies pour une reprise massive des chantiers.

« Il nous est apparu essentiel de faire un guide des bonnes pratiques, des gestes barrières professionnels pour éviter qu’il y ait des contaminations pour ceux qui travaillent. Ce guide va nous servir au moment de la reprise quand on aura enfin la possibilité de ré-attaquer sereinement nos chantiers », explique-t-il.

Or ce guide n’est pas encore finalisé. « Comment voulez-vous qu’on puisse repartir alors qu’on ne connaît pas encore ces gestes barrières professionnels? », s’interroge le dirigeant. « Vous imaginez le nombre de tâches différentes qui existent sur un chantier, il y a une promiscuité qui est une réalité sur les chantiers. (…) On ne pourra pas reprendre l’activité de manière semblable cette semaine, il faut être sérieux et réaliste. On travaille à ce guide, il va falloir aussi beaucoup de pédagogie avec nos gars ».

 

Salaire de la peur

« Ceux qui imaginent, dans un bureau à Bercy ou autre, qu’il suffit d’un claquement de doigts pour qu’un chantier reparte comme il y a quinze jours sont complètement déconnectés de la réalité. On va mettre des semaines à retrouver une activité normale », assène Jacques Chanut.

Quant à l’éventuel versement d’une prime pour les salariés qui vont travailler actuellement sur les chantiers (à l’image de ce qui se passe dans la grande distribution, comme par exemple chez Auchan), ce n’est pas à l’ordre du jour. « L’idée du salaire de la peur n’est pas quelque chose qui nous convient. (…) En ce moment, le sujet va être de savoir ‘est-ce que j’ai assez de tréso(rerie) pour faire les payes de mars et surtout d’avril’ plutôt que de voir comment on va donner une prime ».

Olivier Chicheportiche

 

Covid-19 justificatif de déplacement professionnel 2020/03/24 9h

justificatif-deplacement-professionnel-fr

 

Mise à jour le mardi 24 mars, 9h00

Toutes les réponses aux questions que vous vous posez sur le Coronavirus COVID-19 :

Le 16 mars 2020, le Président de la République a décidé de prendre des mesures pour réduire à leur plus strict minimum les contacts et les déplacements. Un dispositif de confinement est mis en place sur l’ensemble du territoire à compter du mardi 17 mars à 12h00, pour quinze jours minimum. Les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d’être munis d’une attestation pour :

  • Se déplacer de son domicile à son lieu de travail dès lors que le télétravail n’est pas possible ;
  • Faire ses achats de première nécessité dans les commerces de proximité autorisés ;
  • Se rendre auprès d’un professionnel de santé ;
  • Se déplacer pour la garde de ses enfants ou pour aider les personnes vulnérables, ou pour un motif familial impérieux, dûment justifié, à la stricte condition de respecter les gestes barrières ;
  • Faire de l’exercice physique uniquement à titre individuel, autour du domicile et sans aucun rassemblement.

Les deux documents nécessaires pour circuler sont disponibles :

Les infractions à ces règles seront sanctionnées d’une amende de 135 euros avec une possible majoration à 375 euros et 1 500 euros en cas de récidive. En cas de doute sur ces restrictions de déplacement, vous pouvez consulter les questions / réponses en cliquant ici.
Attention à vos données personnelles, n’utilisez pas de support numérique pour vos attestations. Seuls le document officiel  du ministère de l’Intérieur ou une attestation sur l’honneur sur papier libre peuvent être utilisés comme justificatifs.

Pierre PELOUZET, le médiateur des entreprises s’inquiète d’une montée des retards de paiement de la part des grands groupes envers les PME

« Les grandes entreprises doivent être solidaires des PME »

Recueilli par Jean-Claude Bourbon le 21/03/2020 à 06:00
Mis à jour le 23/03/2020 à 11:00

Pierre Pelouzet, le médiateur des entreprises s’inquiète d’une montée des retards de paiement de la part des grands groupes envers les PME. Un comité de crise a été mis en place lundi 23 mars sur la question du crédit interentreprises.

(Photo d’illustration) Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises, lance un appel à la solidarité économique pendant la crise liée au coronavirus.  / Christophe Petit Tesson/MaxPPP

La Croix : Le ministre de l’économie et le gouverneur de la Banque de France ont annoncé lundi 23 mars s la mise en place d’un comité de crise sur la question du crédit interentreprises. Les grandes entreprises jouent-elles le jeu vis-à-vis de leurs fournisseurs ?

Pierre Pelouzet : C’est variable et c’est la raison pour laquelle je lance un appel à la solidarité économique pendant la crise liée au coronavirus. Des entreprises payent leurs factures et essaient de se montrer conciliantes tandis que d’autres sont en train de bloquer tous leurs paiements. Ce n’est pas possible, alors que l’État fait tout ce qu’il peut, en décalant les cotisations sociales, fiscales et en garantissant les crédits.

Nos médiateurs dans les régions s’apprêtent à être sur tous les fronts, mais encore faut-il que les grandes entreprises qui posent problème acceptent de leur répondre au téléphone, pour que l’on puisse entamer des discussions. C’est la raison pour laquelle je lance ce cri d’alarme.

Cela commence-t-il déjà à être le cas ?

  1. P. : Non, mais le sujet monte fortement. En début de semaine dernière, les chefs d’entreprise ont fait les plans de mises au chômage partiel. Le mardi, ils ont appelé leurs banques pour assurer leurs crédits, voire emprunter et à partir de mercredi, ils se sont rendu compte que les factures clients ne rentraient plus.

→ LES FAITS. L’emploi à domicile découvre le chômage partiel

Depuis jeudi, les PME commencent à nous appeler et cela va croissant. Je n’ai pas encore de retour sur le taux des réponses des grands clients, mais je vois bien qu’il y en a déjà qui ne paient pas.

Les mauvais payeurs sont-ils toujours les mêmes ?

  1. P. : Il est trop tôt pour le dire et c’est la raison pour laquelle je ne veux pas encore donner de nom. Nous voyons aussi passer beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, et il faut vérifier les bonnes informations.

La distribution et les transports à flux tendu

Heureusement, il y a des bons élèves, comme Iliad, Jouve, et L’Oréal, qui ont mis en place des accélérations de paiements de leur fournisseur. Chapeau. C’est ce qu’il faut faire. Tous les grands groupes qui peuvent se le permettre, qui ont de la trésorerie, doivent payer tout de suite. De même, quand des prestations sont décalées, pour les raisons que l’on comprend, qu’ils essaient d’en payer une partie. Cela permettra aux PME de tenir.

Des grandes entreprises commencent-elles à avoir des difficultés de trésorerie ?

  1. P. : J’ai l’impression que nous sommes dans le syndrome du rayon de pâtes. Des grandes entreprises sont en train de se constituer des réserves, comme l’on fait beaucoup de nos concitoyens en allant faire leurs courses. Ils craignent de ne pas avoir de trésorerie et bloquent leurs paiements aux fournisseurs. Alors que franchement, elles n’ont aucun problème pour obtenir de l’argent auprès de leurs banques. Par contre, la petite PME aura toujours plus de mal à se financer.
    Il ne faudrait pas que l’on arrive à une situation ou les TPE et les PME sont obligées d’aller demander un prêt parce que leurs clients ne les paient pas. Ce serait le monde à l’envers.

Craignez-vous une vague de faillites ?

  1. P. : J’espère que non. Toutes les mesures prises ces derniers jours par le gouvernement visent à l’éviter. L’État a aussi raccourci les délais de paiement vis-à-vis de ces fournisseurs et les ministres ont lancé un appel en ce sens aux collectivités.

→ EN DIRECT. Coronavirus : plus de 10 000 morts dans le monde dont 5 000 en Europe

Aujourd’hui, tout le monde doit jouer le jeu et les grandes entreprises doivent être solidaires des PME. Sinon, nous pouvons craindre le pire, d’autant que cette crise intervient alors que de nombreuses PME ont été fragilisées par les grèves de décembre et de janvier.

Recueilli par Jean-Claude Bourbon